Je suis aussi bien avec toi que si j’étais tout seul.

Cette phrase de Jean Yanne résume à elle seule l’enjeu de la vie de couple.

Combien cherchent un (e) partenaire, un amoureux ? Peut-être avez-vous même entendu « je cherche quelqu’un » ?

Quelqu’un pour quoi ? Pour payer le loyer ? Pour faire des enfants ? Pour ne pas être seul(e) ?

L’autre est utilisé, exploité même pour m’apporter tout ce que je ne suis pas capable de me donner.

Du respect, de l’estime, de l’attention pour la belle personne que je suis.

Si chacun s’appliquait à être heureux et épanoui avant d’aller à la rencontre de l’amour et de l’autre, quelles belles histoires nous pourrions vivre.

Si l’autre n’était pas utilisé pour combler nos manques et réparer nos blessures, quels merveilleux parents nous pourrions être.

Si j’étais dictateur, j’imposerais la recherche de la plénitude, la réparation des blessures, l’amour de soi, le bonheur obligatoire aux célibataires avant d’aller à la rencontre de l’amour extérieur.

Avec un tel programme y- aurait-il quelqu’un pour voter pour moi ?

Comme thérapeute, c’est la démarche que je suggère et que j’accompagne pour tous les déçus à répétition de l’amour. Pour éviter de retomber dans les mêmes pièges, les miroirs aux alouettes.

A moins de se contenter de partenaires de compensation à vie dans tant de cas ou de se séparer avec pertes et fracas, pourquoi ne pas commencer par le commencement ?

Pourquoi ne pas célébrer ses noces intérieures ?

compassion[1]