Les 8O ans d’une amie me font réfléchir aux âges de la vie et à la façon dont on les vit.

Son mari m’avait dit il y a bien longtemps que les 20 plus belles années d’une femme, ce sont ses 35 ans. J’en approchais et je n’ai pas réfléchi longtemps : en effet, durant les 20 ans où j’ai eu 35 ans dans ma tête, ce furent des années merveilleuses.

Actuellement, je m’approche des 38 ans même si mon entourage ne le voit pas de cet œil. C’est tout aussi merveilleux. La sagesse populaire dit «  à chaque âge ses plaisirs ». C’est bien vrai.

Mon interrogation se porte surtout sur mon père de 89 ans et certains de ses amis. Quelle espérance de vie se donne-t-on à cet âge ? Quel âge a-t-on dans sa tête ? Est-ce loin de celui qu’on sent dans ses articulations ? Comment fait-on des projets quand l’échéance semble si proche ? Comment envisage-t-on de quitter la vie ?

C’est un grand mystère pour moi.

Admettrai-je un jour être devenue un danger public au volant de ma voiture comme j’en vois tant ?

A quoi sera-t-il nécessaire de renoncer ? Et comment le savoir ?

Demain, je regarderai mon amie souffler ses bougies avec plaisir en oubliant toutes ces questions.

Se préoccupe-t-on de la mort à 38 ans ?

 

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