Les catastrophes se succèdent dans les médias et nous réagissons de manières très différentes à ces informations.

Que ce soit la guerre dans une ou plusieurs régions du globe, un attentat, une catastrophe naturelle, un fait divers impliquant un enfant ou le décès d’une personnalité très médiatique, chacun de nous appliquera une stratégie inconsciente et automatique.

Certains se seront endurcis au fil des ans, dans la suite logique de leur histoire. C’est comme s’il y avait un écran entre eux et les victimes de tous ordres. Rien ne les touchera. Ils entendront les informations de manière très détachée, émotionnellement déconnectés de ce qui se passe. Ils ont appris très tôt, pour ne pas souffrir, à mettre une distance sous forme d'un couvercle immédiat et solide sur leurs ressentis.

Certains seront tellement associés à la souffrance des victimes qu’ils ressentiront littéralement leurs émotions et leur douleur. Leur corps manifestera les souffrances à sa manière par différents troubles et ils pourront avoir des douleurs abdominales, des nausées, des crises d’angoisse et autres somatisations. Ils se comportent comme des éponges qui absorbent toutes les émotions environnantes et leur vie est bien chaotique.

D’autres trouveront d’emblée, ou après un travail personnel, la juste distance avec leur environnement. Ils pourront se réjouir sans retenue du succès ou du bonheur d’autrui et enrichiront leur énergie des émotions positives ressenties par les autres. En revanche, ils érigeront une protection pour ne pas souffrir eux-mêmes des problèmes de l’autre tout en restant connectés avec justesse pour témoigner compassion et réconfort.

Et vous, comment réagissez-vous ? Avez-vous trouvé cette voie royale du juste milieu ?

 

compassion1[1]