Beaucoup de parents, pour ne pas dire tous, souhaitent le meilleur pour leurs enfants.

La question qui se pose est : qu’est-ce que le meilleur pour les enfants ? De l’amour, un cadre de vie, des études, j’en passe. Il est évident que tout cela est important. Cependant, bien avant cela, un enfant a besoin d’écoute et de respect.

Nous avons trop souvent tendance, avec beaucoup de bonnes intentions, à étouffer les émotions de nos enfants, à peine exprimées. Surtout qu’ils ne souffrent pas. Qu’ils n’aient pas accès à des idées sombres. Nous les accompagnons en voiture à la moindre goutte de pluie. Nous leur demandons peu de participation aux contraintes familiales, ceci d’autant plus que nous y étions soumis enfant.

Nous aiderons le bébé qui fait ses premiers pas à grimper sur la chaise, à attraper quelque chose, le privant ainsi de l’apprentissage par l’effort et la satisfaction.

J’entends régulièrement des ex-enfants privés de l’enterrement d’une personne chère, en souffrir des années après. Ils comprennent bien sûr la bonne intention de les protéger. Mais les protéger de quoi ? De ressentir des émotions ? De partager leur peine avec les autres plutôt que seuls avec leurs questionnements ?

Nous nous sentons responsables de leur bonheur à tout prix.

Or un enfant a besoin de vivre ses expériences, de ressentir ses émotions, même difficiles. Il a juste besoin de se coltiner la vie, la vraie vie, d’être respecté dans son cheminement.

Laissons de côté nos peurs, nos culpabilités, notre image de bons parents.

Et nous aurons moins d’enfants dans les consultations psy.

 

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