Ah le souvenir des chemins enneigés de mon village d’enfance ! L’odeur de la brioche chaude tout juste sortie du four ! Et mes articulations qui répondaient au doigt et à l’œil. La cour de récréation où on retrouvait les garçons de l’école d’à côté. La circulation sans embouteillages. De vrais étés chauds et de vrais hivers bien froids. Du travail pour tout le monde. Ces belles chansons avec de la vraie musique, pas ces bruits de sauvages ! Les veillées en famille le soir au coin du feu. Les jeunes qui se levaient dans le bus pour donner leur place. Les écoliers disciplinés. Les banlieues calmes et pimpantes, à peine sorties de terre.

Vous en voulez d’autres ? A vous de lister tous vos merveilleux souvenirs. De laisser la nostalgie vous bercer… ou vous faire pleurer.

Il y a deux types de nostalgie. Celle qui consiste à regretter avec souffrance tout ce qui n’est plus, que vous n’aurez plus, qui vous manque tant. Celle qui rend triste et amer. Ah le bon vieux temps ! Comme c’était mieux ! Comme on était bien !

Et puis il y a cette douce nostalgie qui permet de se réapproprier un peu du bonheur passé. De se rebrancher sur tous ses bons et beaux vécus. De se laisser gagner par la chaleur de ces merveilleux souvenirs qui enrichissent notre présent avec délicatesse.

Cette nostalgie qui fait se propager dans notre mémoire des feux follets aux vertus régénérantes.

Alors avis aux grincheux chroniques. Laissez tomber vos sempiternels regrets. Rejoignez-nous dans cette merveilleuse nostalgie bienfaisante. Ne résistez pas à ces petites piqûres de rappel si riches en émotions. C’est si doux de sourire aux clins d’œil du passé.

 

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