Vous avez de l’eau chaude chaque minute de chaque jour à vos robinets.

Vous disposez de tous vos membres pour effectuer la moindre des petites tâches qui tissent votre quotidien.

Vous appréciez le goût des aliments que vous portez à votre bouche.

L’odeur d’un parfum qui vous enveloppe. 

La musique et les mots de vos interlocuteurs, même à bas régime.

Vous disposez d’un véhicule qui vous simplifie la vie ou de transports en commun performants.

Et patatras !  Une de ces choses absolument normales que vous ne remarquez même pas vous lâche.

C’est la catastrophe. L’eau chaude est interrompue le temps de quelques travaux. Vous vous dépatouillez avec votre bras gauche. Une méchante sinusite vous prive de vos sens.

Ou les transports sont en grève !

N’y a-t-il vraiment que la privation, le manque qui permette d’apprécier les choses à leur juste valeur ?

Est-ce que tout ce dont nous disposons dans notre immense confort, chacun à son échelle, est normal, acquis et donc sans valeur.

Si nous cessions de nous comporter en enfants gâtés pourris ? 

Si un sourire accompagnait de temps en temps une pensée reconnaissante pour tous ces bienfaits « normaux » ?

Si nous transmettions cette belle valeur à nos enfants à qui nous reprochons souvent de ne jamais être satisfaits de ce qu’ils ont ?

 

Unknown