Les mots que nous prononçons révèlent très précisément la manière dont nous pensons.

Lorsque nous nous imposons des contraintes, des pressions, c’est souvent que nous avons intégré des injonctions proférées par notre entourage dans notre enfance et particulièrement par nos éducateurs ou nos enseignants.

Ces injonctions répétées ont généré des croyances.

Si nous avons souvent entendu « il faut » faire ceci ou cela, nous développerons une croyance plus ou moins généralisée sur l’obligation de faire… sous peine de conséquences négatives. 

Il faut travailler dur.

Il faut attendre de recevoir et jamais demander.

Il faut continuellement faire des efforts.

Lorsque quelqu’un vous dit « il faut » ou « tu dois » être plus sociable, faire le premier pas, te concentrer, plus t’investir, avoir plus d’estime de toi-même, bref, quel que soit le conseil formulé de cette façon, c’est un coup d’épée dans l’eau mais en plus, c’est culpabilisant.

Bien sûr que la personne timide sait qu’elle devrait aller vers les autres.

Bien sûr que la personne qui se dévalorise sait qu’elle devrait avoir plus d’estime d’elle-même.

Bien sûr que la personne démotivée sait qu’elle devrait plus y mettre du sien, etc…

C’est juste que si elle ne fait pas ce qu’elle sait qu’elle devrait faire… c’est qu’elle est dans l’incapacité psychologique de le faire.

Les « il faut », « tu dois » ne peuvent que la culpabiliser et l’enfoncer un peu plus.

C’est important de recadrer les personnes qui fonctionnent beaucoup sous cette contrainte en les faisant s’interroger sur ce qu’il faut vraiment dans la vie.

La seule chose qu’il faille… c’est mourir. A cela, nous n’échapperons pas. Le reste s’aménage et se vit en fonction de nos points de vue, de nos croyances et des injonctions que nous sommes seuls à nous imposer ou à nous laisser imposer par autrui.

Lorsque vous vous dites « il faut »ou « je dois », posez-vous la question

-Qui a dit ça ?

-Qu’est-ce qui se passera si je ne le fais pas ?

-Qu’est-ce qui m’en empêche ?

Ce recadrage est parfois suffisant pour changer de façon de penser et donc d’agir.

Remplacer ces injonctions par « je pourrais », ce serait possible », peut-être que », offre plus de liberté.

Et parfois il convient de se faire aider…

Quoi qu’il en soit, il est toujours possible de s’échapper des ornières, en faisant un petit pas de côté.

 

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