Désintoxication
Pour une hyperactive compulsive, contrariée pendant presque 15 ans et qui reprend tout doucement le rythme, je me sens en cure de désintoxication.
Rien d’autre à faire que vivre et se laisser vivre.
Lire.
Laisser son esprit flotter sur la piscine devant une maison quasi hollywoodienne, nichée dans un parc où seules les crottes des chiens-rois apportent une note… incongrue.
Lire encore, enfin, après des mois de jachère littéraire.
Regarder les écureuils et les pintades de Guinée grises, à pois blancs et à la crête bleue trottiner.
Ecraser les fourmis qui viennent me chatouiller la nuit.
Et planquer mes comprimés pour qu’un gekko ne vienne pas s’empoisonner comme celui retrouvé le premier matin, desséché au pied de mon lit.
Ecrire un peu dans l’espoir de retrouver la source où puiser un futur best-seller.
Bizarre comme quelques milliers de kilomètres donnent l’illusion d’être dans une autre dimension.
En tout cas de jouer le jeu de la vie intérieure, du retour sur soi et des rêves éveillés.
