Freins à l'épanouissement
Parfois, tout semble réuni dans la vie de quelqu’un pour qu’il soit heureux et épanoui.
Une famille d’origine sans problèmes criants, une vie affective avec conjoint et enfants, un travail, des amis… et au fond, tout au fond, une insatisfaction, un manque d’enthousiasme, un frein incompréhensible.
C’est dans le décodage psychogénéalogique qu’émergera souvent une cause aussi inattendue pour la personne consultante que fréquente pour la thérapeute.
Le frein le plus puissant à la réussite sociale ou affective, à l’épanouissement, au bonheur, ou quel que soit le terme que vous choisirez, le frein à main serré à fond, ce frein s’appelle la peur de dépasser ses parents.
Cela parait inconcevable d’imaginer qu’on se bloque soi-même dans la quête de sa réalisation juste pour ne pas faire mieux que ses propres parents.
De façon tout à fait rationnelle, on pourrait se dire que nos parents seraient ravis de nous voir heureux, ayant mieux réussi qu’eux-mêmes, ayant même parfois pris une revanche sur leur vie un peu médiocre.
En réalité, c’est souvent tout le contraire qui se passe : être heureux en couple alors qu’ils ne l’étaient pas, s’épanouir au travail alors que ce n’était pas leur cas, réussir dans un domaine particulier où ils stagnaient, c’est comme si nous leur jetions à la figure la preuve que tout ceci était possible et qu’ils n’ont pas été capables de le réaliser. C’est comme leur dire « regardez ce que vous avez été incapables de faire, ce n’était pas plus compliqué que cela ».
C’est un endroit où l’inconscient agit très puissamment en nous culpabilisant. Les obstacles se dressent alors, nous maintenant dans une position d’échec relatif, d’insatisfaction. Le bénéfice immédiat si cher payé est que nous ne serons pas celui ou celle qui aura stigmatisé ses propres parents.
Etre l’auteur de la réussite de sa propre vie passe souvent par s’autoriser à dépasser ses parents au-delà d’un enjeu inconscient si pénalisant.
