Intimité
J’ai rencontré un petit garçon de 8 ans terriblement angoissé à l’idée d’avoir un petit frère ou une petite sœur dans le couple recomposé par chacun de ses parents divorcés.
Sa peur prend une telle proportion que les parents ont tenté du mieux possible de le rassurer mais que l’histoire a pris un tour compliqué.
Cet enfant de 8 ans m’a expliqué la différence entre les petits câlins et les gros câlins où l’on fait les bébés. Il a demandé à son père combien de gros câlins il faisait avec sa nouvelle compagne… qui lui a répondu.
Il sait que sa maman porte un stérilet et qu’il n’y aura pas de bébé cette année mais que la question s’envisage.
Cet enfant guette les câlins en en craignant les résultats, n’a aucune notion d’intimité et, s’il frappe à la porte de la chambre parentale avant d’y entrer, il entre directement lorsqu’il pense qu’ils dorment.
Il est mis en situation de gérer des aspects qui ne le concernent aucunement et qu’il ne maîtrise pas, ce qui n’atténue pas du tout son angoisse.
Il est important de ne pas répondre trop directement aux questions posées mais d’entendre le questionnement qui se cache derrière ces questions.
Important de prendre en compte le sujet - le petit garçon - et pas l’objet - le contenu de sa question - pour répondre avec le plus de justesse possible.
L’histoire ne dit pas encore s’il aura ou non un petit frère mais quelle que soit la situation, une fois son angoisse entendue et apaisée et sa place d’enfant retrouvée au sein de la famille, il sera en mesure d’accueillir ce qui se présentera.
