Carnet de poésie
J’ai remis la main sur le carnet de poésie de mes dix ans. Ces cahiers où l’on écrivait des témoignages d’amitié accompagnés d’images collées ou de dessins plus ou moins esthétiques. Mais n’est-ce pas l’intention qui compte ?
Qui se souvient encore de cette belle habitude ? De vieilles dames ? De moins vieilles aussi ?
Je suis très émue de reconnaître les écritures de mes grands-parents, de mon oncle de retour d’Afrique Noire. De quelques amies dont j’avais oublié le nom. D’autres même dont le prénom m’était sorti totalement de la tête. De l’écriture tâtonnante de mon petit frère de 7 ans.
Et que dire de cette religieuse du pensionnant : Obéir, c’est régner.
Sûr qu’elle a été déterminante dans mon comportement indiscipliné !
Les émotions se croisent et se bousculent. Ces petits textes naïfs. Ces promesses d’amitié éternelle. Des cœurs, des fleurs, des rubans et des petits oiseaux.
Des fautes d’orthographe.
L’éloge de l’amour de Dieu par-dessus tout… par une religieuse retournée à la vie laïque depuis.
Je suis émue et je souris, pleine de nostalgie aux souvenirs qui, avec le recul, ne réveillent que la douceur du passé.
Est-ce que dans 50 ans, nos enfants pourront retrouver des traces de leur jeunesse ?
Qu’est-ce qui leur fera ressentir la brise du passé ?
Un petit extrait de ma prof de maths de 6ème : Etre jeune, c’est avoir un esprit qui calcule et un cœur qui ne calcule pas.
C’est comme un peu de fraîcheur dans cette canicule insupportable. Et c’est doux.
