Patchwork colombien
La Colombie offre un éventail de couleurs de peau on ne peut plus varié. Les autochtones indiens ont été métissés par divers apports plus ou moins bienvenus au fil des siècles. Les colonisateurs espagnols, les esclaves africains débarqués à Cartagena puis les expatriés plus récents, de divers horizons, tous ont participé à la palette des couleurs devenue nationale.
Tous les mélanges sont représentés au point qu'il n'existe plus vraiment de type morphologique précis. On repère les personnes à dominante noire ou indienne mais la grande majorité, quasi exclusivement aux cheveux noirs, est très fondue. Contrairement à d'autres pays sud-américains, la Colombie a peu servi de base de repli pour les nazis après guerre. Les seuls blonds sont donc touristes ou expatriés. Les petits blondinets que sont mes petits-enfants créent des attroupements tant ils sont spéciaux ici. C'est à qui veut les caresser, toucher leurs cheveux et même être photographiés avec eux.
Tout ce petit monde semble cohabiter harmonieusement. Les différences se font plutôt ressentir au travers de l'argent. Ce n'est pas un fossé mais un précipice qui s'est creusé entre les plus riches et les plus pauvres. Les employées de maison préfèrent de loin travailler chez les expatriés qui apprécient leurs services bon marché et les traitent avec respect. Pour celles qui travaillent chez les riches Colombiens, c'est une autre histoire. Le mépris est de mise.
Quoi qu'il en soit, après quelques années agréables et oisives, la vie en Europe semble difficile à ré-envisager.
Les bonnes habitudes se prennent si facilement.