Uberisation
Des milliers d’informations se partagent à la seconde dans le monde à la vitesse de l’éclair, grâce à internet. Nous sommes en train de vivre une révolution de fonctionnement et donc de pensée. Notre cerveau va probablement s’adapter à cette évolution sur les siècles à venir.
J’imagine que les propriétaires de diligences ont vu l’avènement des voitures individuelles d’un mauvais oeil. La SNCF tente perpétuellement d’adapter ses offres à celles du ciel. Les restaurateurs craignent les camions de food-street et les hôteliers l’ampleur d’airbnb. Les artisans soumis au RSI exècrent les auto-entrepreneurs.
On peut comprendre que les taxis voit d’un mauvais oeil toute concurrence, y compris celle qui serait légale.
Personne ne partage le gâteau de bon coeur en portions de plus en plus petites.
Et pourtant, si les temps changent, les comportements suivent. La crise et les prises de conscience qui en découlent entrainent des remises en question, des adaptations, des comportements plus responsables, plus solidaires. On entre dans l’ère du prêt, des échanges, de la location, du recyclage. Les pays riches réinventent ce qui existe depuis toujours en Afrique.
Les dérives tentantes de travail au noir, de particuliers qui se faufilent dans des failles pour gagner un peu d’argent sans le déclarer, ont existé de tous temps. Plus la pression fiscale et sociale est importante, plus les dérives augmentent. Et avec cela, l’imagination créative de nouveaux modèles économiques.
Il est temps que certains monopoles tombent pour que les clients se sentent enfin respectés. Il est temps que certains commerçants, dont les taxis, ne fassent plus la loi, à accepter certains clients ou non, certains trajets ou non, etc…
Plus il y a de réglementation, plus le code de travail est restrictif, moins il y a d’embauches et plus il y a de dérives.
Nos énarques et autres champions planant à des altitudes qui les déconnectent totalement des réalités, n’ont aucune idée de la révolution qui est en marche. Ils n’ont simplement pas le câble nécessaire à la bonne connexion. A s’accrocher à des modèles obsolètes, on se réveille un matin sans rien reconnaître, dinosaure parmi les papillons.
Les dinosaures ont disparu… à vous la suite du raisonnement…
