PSYCHOTHERAPIE

20 novembre 2016

Courant positif

 

Le net, et tout particulièrement Facebook, regorge de citations positives, de belles histoires émouvantes de personnes bienveillantes et généreuses, de propositions de conférences, stages de développement personnel, cercles de prières ou d’énergie et autres webminaires alléchants. Il y a, bien sûr comme toujours, à boire et à manger. Des escrocs, des opportunistes, des naïfs, des sectes peut-être. Même s’il n’est pas facile de faire le tri, c’est à chacun de suivre son intuition, se renseigner et trier.

Ce que je préfère retenir de cet « envahissement », c’est qu’il n’y a jamais eu autant d’ouverture, de sensibilisation, de mobilisation pour un monde meilleur. L’esprit Colibri se propage, chacun tente de faire sa part du job. De plus en plus de personnes prennent conscience que c’est en changement leurs visions, leurs croyances et leurs comportements, qu’elles feront bouger le monde. 

Certains pour de petites choses qui pourraient sembler insignifiantes, d’autres dans des engagements à plus grande échelle. L’écologie au quotidien, la primaires citoyenne, le covoiturage, les échanges ou locations d’objets, les vide-dressing, les monnaies locales, les jardins partagés, le bénévolat sont autant de facettes de ce que les citoyens engagés que nous devenons de plus en plus, mettent en oeuvre.

De plus en plus de gens s’intéressent à leur évolution spirituelle, chacun avec sa notion de Dieu, d’amour universel, d’énergie cosmique ou quel que soit le nom employé selon ses croyances. Ca rend chacun meilleur, plus tolérant, plus bienveillant.

Je crois profondément que chaque manifestation de peur, de haine ou de repli peut être contre-balancée par l’amour sous quelque forme que ce soit. Plus nous ouvrons de portes, plus le courant circule. Plus nous agissons chacun, plus le monde bouge. 

C’est en cessant d’attendre et de compter sur l’autre, en devenant acteur de notre changement, en apportant chacun notre goutte d’eau, que nous éteindrons l’incendie.

Et si ça commençait tout simplement par accrocher un sourire à ses lèvres le matin ?

 

Unknown

 

 

 

 


10 novembre 2016

A mes lecteurs

Plus d'un mois que je n'ai rien écrit sur mon blog et je m'aperçois que vous êtes toujours aussi nombreux à le lire et à naviguer parmi les centaines de textes écrits en 6 ans. Dans la rubrique "histoires du dimanche", je vous rappelle que vous trouverez de façon quasi exhaustive toutes le petites histoires philosophiques qui circulent sporadiquement sur facebook. 

Promis, je reviens bientôt pour de nouvelles parutions.

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18 septembre 2016

Loterie de l’enseignement

 

 

Prenez une petite fille perturbée qui sait que son papa ne veut pas la voir et qui se sent très mal. Elle a du mal à se concentrer en classe, chantonne ou refuse parfois de faire le travail que la maîtresse lui demande. Elle promet à sa maman de faire des efforts l’an prochain.

Ca, c’était l’an dernier. A cela s’ajoutent cette année une aggravation du manque de concentration, de moins bonnes notes, des angoisses, la peur d’aller à l’école jusqu’au vomissement. Elle se ronge aussi les ongles jusqu’au sang avec même un panari qui se développe.

Elle accepte de me consulter mais refuse de parler durant dix bonnes minutes en ne s’exprimant qu’avec des gestes pour enfin avouer qu’elle a un secret avec la maîtresse qui lui aurait dit « c’est un secret et ça doit rester entre toi et moi ».

Le secret, c’est que la maîtresse, dès le premier après-midi de la rentrée des classe, a sorti son bureau dans le couloir où cette petite file de 8 ans doit suivre les cours, le plus souvent porte fermée. Elle est totalement isolée et les autres se moquent d’elle bien sûr. La maîtresse hurle beaucoup aussi, même avec les autres élèves.

A la question de savoir ce qui motivait l’attitude de la maîtresse, elle a répondu qu’elle pense qu’elle la connait de l’année dernière, qu’elle croit qu’elle sera « méchante » comme l’an dernier et que donc elle s’en débarrasse.

Il faut dire que devant la maman, cette maîtresse semble très concernée, aidante et compatissante.

Cet exemple, juste pour pointer que certains métiers ont un énorme impact sur d’autres humains et ceux de l’enseignement en particulier. On ne peut pas s’assurer que ces gens soient sains d’esprit, équilibrés et qu’ils ne se laissent pas polluer par leur propre histoire. On ne peut pas toujours poser un diagnostic ni exiger qu’ils se fassent suivre. Tout comme on ne peut pas empêcher un pilote de se suicider aux commandes se son avion.

J’ignore quelle sera la sanction ni s’il y en aura une. 

Il ne semble pas question d’oeuvrer en prévention, par la formation, par le respect des enseignants ballottés de réforme en réforme, souvent plus absurdes les unes que les autres.

Un grand nombre d’enseignants est en dépression et je suis bien placée pour le savoir. 

Une grande partie quitte le métier avant et parfois après avoir sombré.

Certains s’adaptent selon des critères importants pour eux mais deviennent frustrés et aigris.

Heureusement, il en reste un grand nombre qui sont de merveilleux enseignants, motivés par leur tâche dont ils mesurent l’importance, engagés et dévoués.

Dommage que nos enfants soient soumis à la loterie.

 

Unknown

 

 

 

11 septembre 2016

Choisir son monde

 

Faites-vous partie de ces gens qui regardent des films violents ? Qui jouent à des jeux vidéo stressants ? Qui regardent les infos avec leur cortège de malheurs en boucle ?

Vous plaignez-vous de mal dormir ? D’être stressés, agacés, irascibles ?

Avez-vous l’impression de subir des tas de choses que vous n’avez pas choisies ?

Auriez-vous oublié que vous avez le choix ?

Le choix de vos émissions télé. De vos lectures. D’écouter un minimum d’information, juste pour vous tenir au courant de l’essentiel sans vous gargariser des catastrophes. De vous entourer au maximum de personnes bienveillantes.

Savez-vous que vous avez le pouvoir de créer l’atmosphère dans laquelle vous baignez.

Bien sûr que vous le savez puisque vous me lisez depuis longtemps maintenant.

Alors, un petit rafraichissement s’impose ? On fait reset, on rembobine ?

Voilà, c’est mieux.

Et on remplace les «il faut, je dois» par « je choisis, je décide ».

 

Belle soirée en perspective ?…

 

Unknown

 

 

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05 septembre 2016

Voyages

 

Si on dit communément que les voyages forment la jeunesse, c’est bien parce qu’ils ouvrent l’esprit à la différence et, on peut l’espérer, par conséquent, à la tolérance.

Nombreuses sont le personnes qui croient qu’il n’y a qu’une façon de faire les choses : une recette de cuisine, une fabrication, un apprentissage, etc…

Certains pensent même qu’il n’y a qu’une religion légitime, un seul parti, une seule croyance.

Cette étroitesse d’esprit, cette sclérose découle probablement de l’éducation reçue mais aussi d’un besoin de se protéger, de contrôler le monde environnant. 

Entreprendre un voyage c’est déjà accepter de voir les choses et les gens autrement et cela prépare à accepter que « l’autre chose » a autant sa place que ce qu’on connait et a tout autant le droit d’exister.

Passer deux heures en transit dans l’aéroport d’Istanbul, carrefour entre l’orient et l’occident oblige à s remettre en question : on y croise des centaines de tenues vestimentaires, de manières de porter les enfants, de comportements, de styles de bagages, de rythmes de marche. On y voit un musulman à genoux devant une feuille de journal dans un coin, des burqas, des shorts au ras des fesses, des enfants tendrement calmés, d’autres bousculés, des foulards, des kippas, des dread-locks, des coiffures de tous acabits. 

Visiter un pays lointain sur un autre continent oblige à se dire qu’il n’y a pas qu’une manière de cuisiner, de dormir, de se saluer, de faire du commerce, de construire, de vivre, tout simplement.

Sortir de sa zone de confort apporte, au-delà du plaisir d’être en vacances, une profonde remise en question de ce que l’on croit être vrai et immuable.

L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne !

 

meilleures-valises-rigides

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 août 2016

Déboires administratifs

 

Une journée qui commence sous la pluie. Juste un peu moins de trois heures pour effectuer les démarches nécessaires à l’établissement de mon passeport. Plus que largement le temps me direz-vous ?

Arrivée à l’ouverture de la préfecture. Photos d’identité qui jettent un voile sur la journée. Comment rester de bonne humeur devant une mine renfrognée, lèvres serrées, sans sourire. Juste de quoi faire ressembler n’importe qui à un terroriste.

-Ah non madame, les passeports, c’est à la mairie, pas à la préfecture.

Qu’à cela ne tienne, même s’il y a dix ans, c’était à la préfecture, je reprends un tram. Au moins, les photos sont faites.

-Ah non madame, il faut l’original de votre avis d’imposition que nous scannerons nous-mêmes, et votre ancien passeport aussi.

Retour à la maison pour chercher le nécessaire. Au moins j’ai le timbre fiscal. Re-mairie. 

Et puis, j’aurai participé à la rentabilité du tram aujourd’hui.

-Vous avez votre carte d’identité ?

-Mais je viens de vous donner mon passeport.

-Mais si vous avez les deux qui sont enregistrés, vous devez présenter les deux.

Ouf, je la trimballe toujours dans mon sac mais depuis peu seulement. Je l’ai échappé belle.

-Vous n’avez qu’un prénom sur le passeport alors qu’il y en a trois sur la carte. Ca va poser un problème à l’état civil.

-Mais… 

Bref, j’en passe. Au cas où l’autre service soit encore plus tatillon qu’elle, elle me conseille de commander une copie d’état civil à ma mairie de naissance pour leur faire parvenir le cas échéant.

Dans le tram de retour j’hésite à péter une pile, à rire de l’anecdote ou à maudire les fonctionnaires.

Et puis finalement, je m’en prends à moi-même d’être tombée dans le piège des présupposés.

C’était à moi de vérifier sur internet où aller déposer ma demande. A moi de lire correctement la liste des documents à présenter. A moi de prendre toutes les précautions nécessaires… surtout avec mes présupposés sur les fonctionnaires.

Se sentir responsable de ses actes évite de se battre contre des moulins à vent.

Et puis, les pavés de Strasbourg sous la pluie, ça a son charme.

 

Unknown

 

 

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21 août 2016

Choix de vie

 

De nos jours, nous avons des immeubles plus hauts et des routes plus larges mais un niveau de tolérance plus bas et un esprit plus étroit.

Nous avons de plus grandes maisons mais de plus petites familles, de plus belles maisons mais des foyers brisés.

Nous dépensons plus mais nous amusons moins.

Nous avons multiplié nos possessions mais réduit nos valeurs.

Nous sommes allés sur la lune, en sommes revenus mais hésitons à traverser la rue pour rencontrer nos voisins.

Nous avons  traversé l’espace intersidéral mais pas visité notre espace intérieur.

Nos revenus sont plus élevés mais notre moral plus bas.

Nous avons plus de nourriture mais nous alimentons mal.

Nous avons plus de connaissances mais moins de bon sens.

Nous avons plus de médicaments mais moins de santé.

Alors une fois dit tout cela… quoi faire ? Juste faire circuler la réflexion pour titiller les consciences ?

Lire, se dire « oui, c’est juste » et continuer comme si de rien n’était ? Attendre que les autres changent ?

Ou tout simplement se dire que le pouvoir de créer sa vie est en chacun de nous et DECIDER qu’aujourd’hui, maintenant, à l’instant, JE CHANGE.

Pour reprendre Tolstoï : «  si vous voulez être heureux, soyez-le ».

 

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14 août 2016

Gestes experts

 

J’ai souvent déjà partagé mon admiration pour le savoir-faire des artistes et artisans qui maîtrisent leur art à la perfection. Les gestes semblent couler de source,aisés et précis. On entrevoit, à travers eux, des millénaires de maîtrise, de savoir-faire, transmis de génération en génération, de maître en maître.

Pour certaines disciplines, ce sera moins spectaculaire, moins valorisant pour le technicien mais tout aussi exemplaire. 

On peut avoir tout autant d’admiration pour un médecin qui posera un diagnostic sophistiqué ou un dentiste qui réalisera une dentition parfaite.

J’ai eu de maintes fois l’occasion d’admirer des professionnels en tous genres mais je dois dire que ce matin j’ai été particulièrement bluffée.

Alors que je commençais à dire à mon kiné que j’ai très mal au bras depuis quelques jours, je me suis arrêtée au mot « mal » et il a continué ma phrase.

« Oui, je sais, vous avez mal au bras, c’est une cervicale ». Ce n’est pas la première fois qu’il me soulage efficacement  d’une façon quasi magique tant je ne comprends pas ce qu’il fait mais là !

Un regard, les gestes qui s’ensuivent et hop, plus mal !

Tous le praticiens suivent le mêmes études, certains se spécialisent dans des techniques complémentaires mais tous n’ont pas le feu sacré, ce petit supplément d’âme qui en font des génies dans leur art.

Devenir un magicien dans sa pratique quelle qu’elle soit, voilà un bel objectif à poursuivre.

 

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07 août 2016

Liberté d’expression

 

J’ai cru halluciner en entendant une info surréaliste : en Corée du Nord, les femmes ont le choix entre une dizaine de coiffures. En dehors de cela, point de salut !

Quant aux hommes, ils sont passés de deux ou trois à une seule. Oui, vous avez bien lu, une seule coiffure autorisée. Très seyante au demeurant, bien dégagée derrière les oreilles.

Peut-être l’occasion de remercier l’univers pour ne pas être né sur les trottoirs de Manille ni en Corée du Nord.

Remercier pour être né dans le plus beau pays du monde. Celui qui attire le plus de touristes de tous les continents. Le pays des droits de l’homme sans qu’il lui soit demandé aucun devoir.

Le pays où l’on est obligé de prévoir des toilettes aux normes dans sa nouvelle construction. Où chaque ingrédient de chaque marchandise est pesé et analysé pour préserver notre santé… sauf quand ça contrevient aux intérêts étatiques donc économiques.

Le pays où l’on a le droit d’insulter nos hommes politiques, de s’en moquer, de les mettre plus bas que terre sous prétexte qu’ils sont petits, rondouillards ou qu’ils portent un casque de moto.

Le pays où on peut ne pas payer ses amendes ni honorer sa condamnation durant des années sans émouvoir quiconque.

Le pays de toutes les incohérences certes mais, je me répète, le plus beau pays du monde.

Il y a 40 ans, les garçons se battaient pour garder les cheveux longs. Aujourd’hui, ils se rasent le crâne, c’est tendance. Ils croient se distinguer en faisant comme les autres.

Qu’importe ! Ils se sentent libres. Et ça, ça n’a pas de prix.

 

Unknown

 

 

 

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31 juillet 2016

Adoption

 

Lorsqu’un couple souhaite adopter un enfant, les services sociaux font des enquêtes interminables pour vérifier la motivation, les aptitudes, les conditions de vie, la psychologie de ces futurs parents.

Très bien, pourquoi pas.

Qu’en est-il de l’attention portée à l’enfant alors que l’on considère qu’il doit être juste heureux et satisfait d’avoir été choisi et adopté.

Qui songe que si les parents adoptent un enfant, il serait souhaitable que cet enfant puisse avoir le temps et l’occasion d’adopter ses parents, d’adopter un monde radicalement différents du sien, d’adopter sa nouvelle vie.

Présupposer que la démarche sera automatique du côté de l’enfant est bien présomptueux et dangereux.

Il en est parfois de même avec les enfants légitimes d’un couple.

Si durant toute sa jeunesse, un enfant grandit avec la conviction que ses parents ne lui apportent pas la sécurité affective. Si, en grandissant, il les juge inaptes en tant que parents, déséquilibrés, juste centrés sur leurs vies extra-conjugales, leurs problèmes existentiels. S’il avance dans la vie en se sentant un enfant illégitime de parents illégitimes. S’il croit au plus profond de lui-même que tout cela n’est que théâtre dans lequel il joue un rôle imposé.

Alors, il vivra sa vie en décalage, à côté. Il se regardera vivre, accomplir des choses, avancer en jugeant, pesant, commentant, critiquant comme il le ferait d’une pièce de théâtre.

Jusqu’au jour où il décidera d’accepter sa vie, de l’adopter. Où il acceptera ces parents-là comme étant ses seuls parents. Où il les adoptera.

Alors il mettra un pied dans sa vraie vie, puis un autre, puis un autre,…

 

Unknown

 

 

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