Si on dit communément que les voyages forment la jeunesse, c’est bien parce qu’ils ouvrent l’esprit à la différence et, on peut l’espérer, par conséquent, à la tolérance.

Nombreuses sont le personnes qui croient qu’il n’y a qu’une façon de faire les choses : une recette de cuisine, une fabrication, un apprentissage, etc…

Certains pensent même qu’il n’y a qu’une religion légitime, un seul parti, une seule croyance.

Cette étroitesse d’esprit, cette sclérose découle probablement de l’éducation reçue mais aussi d’un besoin de se protéger, de contrôler le monde environnant. 

Entreprendre un voyage c’est déjà accepter de voir les choses et les gens autrement et cela prépare à accepter que « l’autre chose » a autant sa place que ce qu’on connait et a tout autant le droit d’exister.

Passer deux heures en transit dans l’aéroport d’Istanbul, carrefour entre l’orient et l’occident oblige à s remettre en question : on y croise des centaines de tenues vestimentaires, de manières de porter les enfants, de comportements, de styles de bagages, de rythmes de marche. On y voit un musulman à genoux devant une feuille de journal dans un coin, des burqas, des shorts au ras des fesses, des enfants tendrement calmés, d’autres bousculés, des foulards, des kippas, des dread-locks, des coiffures de tous acabits. 

Visiter un pays lointain sur un autre continent oblige à se dire qu’il n’y a pas qu’une manière de cuisiner, de dormir, de se saluer, de faire du commerce, de construire, de vivre, tout simplement.

Sortir de sa zone de confort apporte, au-delà du plaisir d’être en vacances, une profonde remise en question de ce que l’on croit être vrai et immuable.

L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne !

 

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