La palette des émotions et des sentiments varie à l’infini. On peut ressentir une multitude de nuances au point d’en être déboussolé, perdu dans ce labyrinthe qui peut sembler sans issue.

On peut se voir désorienté aussi lorsque les émotions et les sentiments se présentent en tiroir et  que l’on n’est même pas conscient que derrière un ressenti peut s’en cacher un autre.

Derrière le désir d’un enfant se cache la peur. Derrière la peur de la perte se cache un grand besoin d’amour. Derrière la haine de la bouteille se cache l’amour pour un père. Derrière le mépris se cache le besoin de reconnaissance… et ainsi à l’infini.

C’est essentiel de ne pas se laisser leurrer par les apparences. De ne pas prendre pour argent comptant ce qu’on ressent de si violent que ça cache probablement autre chose.

Aller détricoter, oser regarder ce qui se cache et semble donc à priori invivable.

Oser dépasser une émotion douloureuse pour mieux faire émerger la vie vraie.

Le  gagnant c’est celui qui fait fasse, qui ose affronter, qui ose déterrer. Qui ose ressentir.

L’autruche a une vie bien fade et bien monotone, du sable, encore du sable… Et le sable dans les yeux, ça pique… et c’est bien plus douloureux et plus long à se calmer, au final, qu’une bonne vieille émotion assumée.

 

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