Il y a toujours eu des murmures derrière les rideaux écartés, chez le boucher du coin ou circulant de commère en commère.

Il y a toujours eu des qu’en-dira-t’on, des rumeurs, des fumées avec ou sans feu.

Il y a toujours eu des conséquences désastreuses, des blessures profondes, des hontes et des réputations mortelles.

Aujourd’hui, ces comportements délétères trouvent un écho infini dans les réseaux sociaux.

S’il arrive qu’une personne soit directement attaquée, en particulier parmi nos gouvernants, ce sont souvent des groupes à qui on attribue des comportements, des desseins ou les pires tares.

Les musulmans, les juifs, les Allemands, les Anglais, les gays, les pharmaciens, les psys, les racistes, etc…

La généralisation est une gangrène et elle mène rarement à de bonnes considérations. On sera plus souvent dans les reproches et les accusations et de ce fait on creusera des fossés entre des ghettos relationnels créés de toutes pièces.

Nous savons tous qu’il y a de bons et de moins bons individus dans tout groupe d’humains quel qu’il soit. Dès lors qu’on généralise, on juge l’autre à travers la définition qu’on donne au groupe auquel on le cantonne. On le pare de nos croyances. On le définit très étroitement et souvent négativement. 

Il est rare qu’on parle des Allemands, des juifs ou des musulmans en évoquant leurs qualités. 

En ces temps d’autant plus troublés que nous y sommes confrontés de près, il est essentiel d’entrer en relation ou d’évoquer les gens en tant qu’individus, de ne pas les cataloguer, les enfermer dans nos croyances réductrices. 

Il est essentiel de communiquer à partir du coeur, de se relier dans l’amour pour ne pas être séparés par nos peurs.

Il est essentiel de vérifier toute information avant de la partager.

En adoptant un comportement responsable et respectueux, on contribue à la construction d'un monde meilleur et pas à son effondrement.

 

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